Darwin et Litchfield NP

Arrivées de nouveau dans la city. Ça nous fait toujours bizarre après plusieurs mois passés à vadrouiller au milieu de nulle part de se retrouver dans la civilisation. Comme nous étions perdues au milieu de tout ce monde et après s’être fait klaxonner plusieurs fois on a vite posé le van dans un endroit sûr. Et c’est parti pour l’exploration de la ville. Petit topo historique (enfin, qui ne remonte pas si loin que ça).

Darwin est la capitale du Territoire du Nord. C’est une ville relativement récente car elle a été entièrement reconstruite en 1974 suite aux ravages du cyclone Tracy. Elle a bien failli être rayée de la carte, le cyclone a fait 66 morts avec des vents atteignant plus de 290 km/h. C’est une ville très cosmopolite et de transit, les fonctionnaires, les militaires restent pour la plupart 2-3 ans le temps d’honorer leurs contrats puis s’en vont chercher bonheur ailleurs.

On s’est pas mal baladées dans la ville et notamment dans les parcs de jeux ! Oui oui nous sommes un peu retombées en enfance mais c’était bien obligé avec des parcs comme ceux- là ! Ils sont immenses ici, entièrement fabriqués en bois pour la plupart, avec des toiles tendus pour protéger les enfants du soleil. Un vrai parcours de psychomotricité grandeur nature !! Les instits vous seriez ravis !!! Les notre c’est du pipi de chat à côté ! Encore une fois je n’ai pas de photo mais promis je vous en mettrai une de la côte est !

Nous avons fait un petit tour également le long de la plage. On ne s’est pas baignées car il peut y avoir des crocodiles et des méduses mortelles à cet endroit-là. Ne vous inquiétez par les mamans, nous sommes entières (pour le moment !). On s’est donc repliées dans un endroit sûr et climatisé : le Museum and Art Gallery of Northern Territory qui est l’un des principaux pôles culturels de Darwin. On a pu y admirer de l’art aborigène, plus précisément la peinture. La plupart des peintures se compose d’un assemblage de points et de cercles en tout genre. Leur interprétation est très intéressante. Là ou ne voyions qu’un assemblage de points et d’arcs de cercle. Le peintre y voit des humains dans un champ de patates. Malheureusement nous n’avons pas de photos, mais je vous jure que c’était difficile de voir les patates !! La peinture aborigène est assez incroyable. C’est une explosion de couleur, un concentré de formes géométriques, on a beau retourner le tableau dans tous les sens, il est impossible d’y trouver un sens. Le tout peint par des gens remarquables qui transmettent un peu d’eux-même dans leurs tableaux. Bon je ne ferais pas une bonne critique d’Art, mais tout ça pour vous dire que l’Art aborigène vaut le détour !

On a particulièrement apprécié le jardin botanique qui abrite une collection de spécimens de la flore tropicale parmi les plus beaux du pays. Des palmiers, des baobabs de partout et même un python qui traîne dans un arbre immense à l‘entrée du parc. Je pense qu’on retiendra surtout le sauvetage du papi qui a foncé en fauteuil roulant électrique, droit dans un poteau (en plastique heureusement) en pensant qu’il pouvait passer sur le chemin en mode 4×4. C’est que ça va vite ces engins !!! On l’avait pourtant prévenu que ça n’allait passer, mais bon têtus comme ils sont les anciens… On a du se mettre à 4 pour le sortir de là. En bon insuffisant cardiaque on a bien cru qu’il allait falloir le réanimer, mais plus de peur que de mal. Il est bien reparti sur ses 4 roues en bougonnant (c’est que ça devait pas trop mal aller…).

Nous avons quitté Darwin sans regret et conduit en direction de la péninsule de The Lodge of Dundee où nous avons fait seulement un arrêt repas. On s’est dit qu’on serait bien, là, pour cuisiner !

Nous nous sommes ensuite arrêtées aux Berry Springs. Ce sont de superbes trous d’eau alimentés par une source. Ces piscines naturelles sont peuplées d’arbres en tout genre (les niaoulis et les pandanus : pour continuer dans les blagues de mauvais goût) et d’oiseaux tous aussi exotiques. Quelques minutes de trempette dans l’eau à 26 degrés (trop chaud!!), le tout en restant au bord et bien attentives aux crocos qui pouvaient pointer leur nez (l’endroit venait d’être vérifié). Des enfants jouaient au loin ils auraient donc été mangés en premier, les crocos préfèrent la chair tendre, c’est bien connu. Redevenons sérieux, les enfants n’étaient clairement pas en sécurité.

Cap sur Litchfield National Park ! On en aura fait des parcs nationaux et ce n’est pas le dernier !

Petit parc, d’une superficie de 1500 km2 seulement, il offre une superbe palette de cascades, trous d’eau et de randonnées tout ça garanti sans crocodiles. Nous pouvions donc nous baigner en tenue d’Eve sans se faire croquer un bout de fesse.  Il ne faut pas nous prier bien longtemps, quand il y a de la randonnée et en prime une petite baignade à la clé, on est au taquet ! En route, donc, pour la tournée des cascades, des chutes et des sources. Oui oui oui tout ça. Nous avons passé 4 jours et des poussières en dehors du temps.

Premier arrêt les Termitières. Parlons-en de celles- là. On ne dirait pas, mais il y en a là-dedans. Pour vous la faire courte : il y a deux types de termitières : les cathédrales (les plus hautes) et les magnétiques.

Les termitières magnétiques ont des allures de pierres tombales. Ce qui est cocasse d’ailleurs car seule la pointe est utilisée pour enterrer les morts. Ces termitières sont parfaitement alignées en direction Nord-Sud, de façon à ce qu’il y ait seulement une façade qui soit exposée à la fois, dans le but de conserver les aliments et une humidité constante au sein de la termitière. En gros, elles captent le soleil du matin et échappent à la chaleur de l’après-midi. Pas bête hein?!

 -Dis Jamy, tu savais que les termites étaient aveugles ?

-Eh oui Fred, elles le sont effectivement. Les scientifiques n’étaient pas sûr si elles utilisaient le soleil pour se guider alors ils ont fait une petite expérience. Ils ont utilisé un champ magnétique artificiel différent du champ magnétique terrestre et ont observé la réaction des termites. Ces dernières ont modifié la termitière de façon à ce qu’elles soient alignées dans la direction nord-sud du champ magnétique artificiel. Conclusion: non seulement les termites sont aveugles mais possèdent une vraie boussole interne.

Une dernière chose sur les termitières cathédrales. Elles sont très grandes, certaines peuvent dépasser les 3 mètres. En période humide, lorsque les inondations sont fréquentes, les termites remontent pour habiter la partie émergée, afin de continuer la pérennité de la termitière. C’est qu’elles sont intelligentes ces petites bêtes même si elles ne payent pas de mine.

La tournée des cascades commence maintenant: pour commencer Florence Falls. Un petit bijou de cascade celle-ci. On y est d’ailleurs retournées sur le chemin du retour tellement ça nous a plu. Pour nous c’est la plus belle de ce parc. Ensuite, Buley Rockholes: comme son nom l’indique c’est une série de petites chutes et de trous d’eau, un endroit parfait pour se relaxer et méditer sur son caillou. Wangi Falls, une autre chute assez spectaculaire mais assez touristique, on a cru se retrouver à la piscine avec toutes ces frites géantes et bouées gonflables. De coup, le lendemain, direction le lieu-dit ”Cascades”, ça s’invente pas! Une petite marche avec plusieurs accès, on a choisi le plus loin pour être bien tranquilles, personne avec nous dans l’eau, nickel! On a fini notre périple dans Litchfield Park à Walker Creek, à nouveau une petite promenade de 30 minutes avant de rejoindre une belle… cascade pour changer! Un petit coin bien sympa quand même! Il y aurait encore d’autres cascades à vous raconter, si vous saviez…

Pour qualifier ces derniers jours, voici deux mots : R&R, ce qui veut dire Rest and Relax !

See ya!

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Kakadu National Park

 

Après une dernière trempette dans les piscines naturelles d’Edith Falls, nous voici en route pour le parc national de Kakadu ! Ce mot se prononce kakad[ou] (ou pour nous autres quidam francophones, caca doux!) et vous vous en doutez bien, il s’agit là pour nous d’une source inépuisable de jeux de mots douteux en tout genre !! Nous avons fait part de cette belle blague à quelques connaissances australiennes, ça les a bien fait rire ! L’un d’entre eux a par ailleurs suggéré que les australiens auraient eu mieux fait de se concerter avec les français avant de nommer leurs parcs !!

Blague à part, Kakadu c’est un sacré joyau de la nature ! Il s’étend sur 20’000 km2, ce qui en fait le plus grand parc naturel de l’Australie. Il est principalement accessible durant la saison sèche (appellée le dry, qui s’étend d’avril à septembre ), car lors de la saison humide (le wet, d’octobre à mars), il est en grande partie inondé suite aux pluies torrentielles qui s’abattent sur la région, en moyenne 1500mm de pluie sur les 6 mois du wet ! Bon rassurez vous, tout était bien sec quand nous y étions ! On a eu bien chaud, et l’air y était bien humide aussi ! La moumoutte de Pascale s’en donnait à coeur joie !

Le parc de Kakadu constitue une réserve naturelle pour la faune et la flore sans équivalent en Australie. Chasse et pêche d’accord, mais super contrôlés  ! Il s’agit donc d’un lieu où prospèrent en toute tranquillité autres Wallabies, Buffalo, chevaux sauvages, ainsi que de grand nombre d’oiseaux sauvages comme les aigles marins, ou encore les canards (hé oui, ici aussi!). Les terres de Kakadu regorgent aussi des animaux un peu moins sympas, tels que des serpents, un bon nombre d’araignées (Coline était ravie ravie ravie!!) et … les crocodiles ! Mais ça, nous y viendrons plus tard !

Kakadu, c’est également un des berceau de la culture aborigène dans le territoire du nord. Un musée y est d’ailleurs consacré au sein du parc. Et c’est très intéressant ! Ils ont un lien très étroit avec la nature et leurs connaissances de la faune et la flore sont impressionnantes. Il faut savoir que les aborigènes sont les descendants directs des premiers hommes arrivés en Australie il y a environ 60’000 ans. Jusqu’à l’arrivée des blancs au 17ème siècle, et l’installation des premières colonies anglaises au 19ème siècle, les aborigènes vivaient bien pépouzes, tranquillou sur leur île, sur laquelle ils avaient appris au fil du temps à composer avec la nature difficile de l’Australie. Ce sont les hommes les mieux adaptés pour survivre aux fortes chaleurs du désert, et ils sont capables de se nourrir avec de nombreuses plantes trouvées dans le bush. La notion de culture est très importante pour les aborigènes, c’est ce qui se transmet de génération en génération. Cette culture comprend de nombreuses histoires racontant comment les animaux de la création ont dessiné les paysages que nous voyons maintenant :les rivières par exemple, sont souvent comparées à des serpents, la tête du serpent étant la source. Ces histoires décrivent également la création des forêts, des montagnes… Certaines histoires se racontent également sous forme de contes : elles transmettent aux enfants les dangers liés à la nature, tels que les crocodiles ou encore le danger de quitter le campement lorsqu’il fait nuit. Certaines de ces histoires remontent à plusieurs millénaires, et il est possible de retrouver certaines peintures rupestres les décrivant dans le parc de Kakadu. D’où l’importance de ce site pour la population aborigène. Ces peintures sont facilement accessibles et visibles par tous. Certaines formes sont reconnaissables : wallabies, tortures, crocodiles. Les hommes sont également représentés, sous forme de bonhommes très simplifiés, mais sachant que ces peintures datent d’il y a environ 3’000 ans (voir plus!), et bah c’est plutôt pas trop mal fait pour l’époque !

Le cas des Aborigènes ici en Australie, c’est un peu un sujet tabou… Comme je l’ai dit plus haut, les aborigènes sont arrivés en Océanie il y a au moins 60’000 ans, et ils étaient plutôt bien tranquilles sans nous. Puis les hommes blancs ont débarqué, Thomas Cook (explorateur anglais) en premier. Sur les Aborigènes, il écrira que ces derniers ne montraient pas le moindre intérêt pour les hommes blancs, qu’en fait, ils avaient l’air d’attendre qu’une seule chose : Que les blancs s’en aillent…Alors oui, je vous entend d’ici,”ouh la la, Pascale est est super calée niveau histoire australienne !!” Que nenni les amis, mes infos, je les tire d’un livre appelé Nos voisins de dessous, écrit par Bill Bryson (merci Clémence!!). Si vous voulez en apprendre plus sur l’Australie, le tout dans une prose remplie d’humour et un brin sarcastique, ce livre est pour vous.

Bref, revenons-en à nos Aborigènes ! Malheureusement pour les eux, les anglais sont revenus, et surtout ils sont restés. On peut pas vraiment dire que les British aient essayés d’intégrer les aborigènes dans leur nouvelle société australienne. Pendant longtemps, les Aborigènes ont été traités comme des sous-hommes. Les lois australiennes ne les reconnaissant pas, ils ont été victime d’esclavage, et de nombreuses violences et de massacres. Les Aborigènes n’ont acquis la reconnaissance de l’état Australien que dans les années 1960, suite à un referendum de longue haleine… Aujourd’hui encore, dans la société australienne, c’est pas folichon. Quand on en parle avec les australiens, on se rend souvent compte que souvent, ils ne savent pas trop quoi en penser : D’un côté, ils se disent que les aborigènes sont présent ici depuis bien plus longtemps qu’eux, et d’un autre, ils revendiquent qu’ils sont australiens, qu’ils sont nés sur cette île, qu’ils ont grandi ici, et que donc l’Australie, c’est aussi chez eux finalement. Au final, c’est un peu à l’image du comportement du gouvernement australien vis à vis de la population aborigène : On commence à les reconnaitre, on leur donne leurs droits, on leur rend leurs terres, mais bon, faut pas trop en donner non plus, ça reste des aborigènes.

Bon, assez d’anthropologie pour cette fois-ci !

Venons-en dans le vif du sujet ! LES CROCODILES ! Mais oui mais oui, on les à vu ces belles bêtes. Et pour cela, nous avons fait une petite ballade en bateau, sur la Yellow Water River. Nous voici donc embarquées sur notre vaisseau pour deux heures de découverte de la faune et la flore locale. Notre guide pour cette excursion était la tchatche incarnée (sur les deux heures, je pense qu’on a eu le droit à moins de 5 minutes de silence), mais il avait aussi une sacrée connaissance sur les oiseaux et autres animaux rencontrés en chemin. Toutefois, une consigne de départ : On ne laisse trainer ni les bras, ni les jambes en dehors du bateau et tout ira bien ! Croyez moi, j’ai rarement vu des touristes autant respecter des consignes fournies par un guide ! On était tous appareil photo dans les mains, à l’affut des crocodiles A peine deux minutes après avoir quitté le ponton, en voilà un qui se promène tranquillou dans les eaux de la rivière. Bon, apparement pas très content de nous voir arriver, il a décidé de retourner voir ce qu’il se passait plus en profondeur. Tant pis, c’était de loin le dernier que nous allions voir. Pendant les deux heures de croisières, nous avons dû voir une belle quinzaine de crocodiles, certains se dorant la pilule sur les rives, d’autres se promenant dans les eaux, certains venant même nous faire un petit coucou vers le bateau (ma théorie, c’est qu’ils cherchaient plutôt un bras ou une jambe qui pouvait trainer par là…). On distingue ici en Australie deux types de crocodiles : Les crocodiles d’eau douce, appelés communément freshies et les crocodiles marins, nommés salties. Oui les australiens aiment bien mettre le suffixe -y ou -ies au pluriel après les noms. Genre les moustiques, mosquitos en anglais, ca devient Mozzies, ou encore le petit déjeuner, en anglais Breakfast, se voit raccourcir par nos amis du Land down under pour devenir Brekky. Bref, je m’égare, je m’égare. Les crocodiles donc. Dans le parc de Kakadu, l’espèce indigène, c’est le freshy. Logique, le parc se trouve dans les terres, et il est traversé par des rivières d’eau douce. Les freshies on les aime bien encore, ils sont de taille raisonnable, et surtout, ils ont pas trop l’air intéressés par les jambes ou les bras humains. Des gentils crocodiles quoi ! Le hic, c’est que les rivières de Kakadu se jettent dans la mer au nord du parc, et qui dit mer, dit crocodiles marins. Et les crocodiles marins, ces gros malins, ils remontent les rivières et viennent se poser dans les marais de Kakadu, parce que il y a apparement plus à manger ici que sur les côtes. Et les salties, ils nous font pas trop rigoler, nous petits humains, parce que ce sont des mastodontes. Ils peuvent aller jusqu’à un dizaine de mètres de long, et peser un bon 500 kg voir plus. Ils peuvent également courir assez vite aussi, sur des petites distances. Pis surtout ! Ils aiment bien la chair humaine et ils bouffent aussi les gentils petits freshies… Alors bon, vaut mieux s’en tenir loin de ceux-ci ! Je dois quand même avouer que ce sont des animaux assez majestueux, et que c’est bien plus beau de les voir dans leur habitat naturel, que dans les zoos ou autre ferme aux crocodiles… Outre les crocodiles, on a également vu de très nombreux oiseaux dont on se souvient pas des noms (eh ouais, bah désolé, mais notre guide avec sa tchache, il nous a un peu envoyé trop d’informations à la fois, difficile de tout retenir!), mais aussi des wallabies, des chevaux sauvages (c’est beauuuu), et des cochons sauvages qui font des ravages dans les prairies (un peu comme les sangliers dans les cultures de maïs… c’est pas beau à voir). En fait, dans le parc, il y a les espèces indigènes, comme les wallabies, ou les crocodiles, et puis il y a les espèces importées par les blancs, comme les chevaux redevenus sauvages, ou encore les cochons ou bien les buffalos. Ces deux dernières font des gros ravages dans le parc, mais bon, impossible de les retirer du parc, il y a bien trop d’individus maintenant. Alors on les laisse là, mais on en chasse un partie, afin qu’ils ne se répandent pas trop non plus.

Un dernier crocodile pour la route (et pas un petit chat hein, un bon vieux croco d’environ 4,5m de long!) et puis voici déjà la fin de notre ballade. Cette dernière est ponctuée d’un superbe coucher de soleil sur les marais. C’est à ce moment que notre guide a enfin décidé de se taire afin de nous laisser profiter du moment ! Blague à part, c’était vraiment un super guide !!

 

Le problème avec Kakadu, c’est que beaucoup de coins du parc ne sont accessibles qu’en 4×4, alors bon, avec Félicie on était un peu limité quoi. Du coup, pas de soucis, direction Nourlangie, accessible avec une belle route bien goudronnée. Nous y avons fait une joli rando d’une douzaine de km, le tout dans le chaleur humide bien étouffante ! Mais c’était chouette quand même, avec au sommet un joli panorama sur le parc.

Le soir, nous voilà rendues à Merl, dans un des campings officiels du parc. Grave erreur que nous venions de commettre là… Le ranger venu nous faire payer la taxe de séjour nous le dit direct : ” Vous auriez pas dû venir là, beaucoup beaucoup de moustiques ici !”. Ah bon, bah merci de nous le dire après que nous ayons payé. Tant pis, pas grave, on est parées : Félicie est équipée d’une super moustiquaire, Made by Coline Bouiller herself ! Nous nous pensions donc bien protégées ! Que nenni ! A 19h, le soleil couché, c’est une armée (et je ne mâche pas mes mots!!!) de moustiques qui s’est ruée sur nous. Impossible de manger dehors, nous avons dû nous remplier en catimini dans Félicie pour finir notre bol de pâtes. Si c’est pas malheureux ça… Bon le reste de la nuit, pas besoin de vous faire un dessin, on a pas dormi grand chose. En plus des moustiques, il faisait une chaleur étouffante dans le van. Bref, on a passé la nuit à se taper parmi en essayant de tuer les moustiques. Vers 6h du matin, le soleil commençait à se lever, on s’est préparées en deux minutes chrono (on serait prête pour Fort Boyard, je vous le dis !!), on a déjeuné en autant de temps, et on s’est vite barrées du camping. Imaginez, on a ensuite roulé pendant deux heures, fenêtres grandes ouvertes pour faire un bon courant d’air pour dégager les moustiques, eh bah ces bâtards étant toujours présents dans le van lorsque nous nous sommes installées au camping ! On s’en souviendra de celle là !

On vous laisse ici, on va compter nos piqures de moustiques ! (Après décompte, c’est Coline qui a gagné!)

La suite au prochain épisode !

Une petite vidéo pour résumer notre séjour à Kakadu !

Western Australia Suite et fin! Arrivée au Northern Territory!

Bonjour !

Après avoir tristement déposé Amandine à Karratha (toutes les bonnes choses ont malheureusement une fin) nous avons repris la route à nouveau à deux en direction de Broome.

Nous voici dans une nouvelle région : le Kimberley. On a déjà vu la différence en sillonnant le désert. Les paysages sont un peu plus vallonnés et se distinguent par les nombreux baobabs qui se dressent parfois dans des positions plus ou moins biscornues. Précisions maintenant, que nous ne voyons désormais plus trop de kangourous morts sur le bord de la route mais des vaches !!! Et oui des énormes vaches sauvages qui ne ressemblent en rien à celles de chez nous. Et bonjour les odeurs !

Le Kimberley se situe dans le nord-ouest de l’Australie, c’est l’une des régions les moins peuplées. Seules deux routes la traversent, l’axe que nous avons emprunté et la Gibb River Road. Cette dernière représente un défi pour un bon nombre de personne et surtout pour les touristes. Il s’agit en fait de 650 km de route gravillonneuse au milieu de nulle part, avec des trous en formation et des rivières à franchir (attention aux crocodiles). Autrement dit accessible uniquement en 4×4. La plupart des conducteurs chevronnés qui empruntent cette route, vont directement chez le garagiste à la fin de leur périple. Enfin, s’ils arrivent jusqu’au bout ! Un peu déçues de n’avoir pas pu la faire mais autant vous dire que notre Félicie n’aurait jamais tenue le choc !

Revenons à nos moutons !

Broome est connue pour sa plage, Cable Beach et les perles. En 1910 Broome était la capitale mondiale de l’industrie perlière produisant 80% de la nacre traitée dans le monde entier. Bon maintenant ce n’est plus ce que c’était, les perles sont dans le déclin, il y a en a encore en vente dans quelques magasins, mais c’est évidemment très cher. Nous nous sommes un peu baladées en ville, il y a même un chinatown à Broome ! Bon ça fait uniquement une rue mais les chinois sont bien présents! La présence de ce quartier est due à la main d’oeuvre chinoise émigrée à Broome lorsque l’industrie des perles était en plein essor. Hé oui, déjà à l’époque, on faisait appel aux petits chinois! Bref, nous n’avons testé cette fois-ci, ni les coiffeurs, ni les restaurants chinois. Pour la petite histoire ça ne nous réussis pas quand on est toutes les deux…

Par contre nous sommes allées bien-sûr à Cable Beach. Elle doit sont nom aux premiers câbles de télégraphes qui furent posés en 1889 pour relier l’Australie à Londres et à Java. C’est une plage immense, l’eau est claire et bien chaude. Aucun mal pour rentrer dans l’eau cette fois-ci ! Nous n’avons pas passé 5 mn dans l’eau que nous avons été abordées Marge. Une dame venue avec son mari depuis Melbourne. Entre deux méduses évitées par- ci par- là, nous avons papoté pendant un bon moment toutes les trois dans l’eau. Ils nous ont été d’une grande aide et de bons conseillers quant à la suite de notre voyage. On les reverra surement sur la côte Est. Le coucher de soleil depuis la plage est également magnifique, on peut apercevoir le défilé de chameaux passer juste devant. Dommage pour nous on ne les a pas vu !

On a fait pas mal de route, traversé des petits villages pour arriver au fameux et tant attendus Bungle-Bungles. Le nom est difficilement prononçable, oui oui après pas mal de tentative on n’y arrive toujours pas alors on s’en tient au nom aborigène qui est plus simple : Purnululu.

Le parc national de Purnululu, vaut le détour. On voulait vraiment le faire celui-là mais la route ressemble un peu à celle de la Gibb River Road mais en pire. Après moult masturbations de nos esprits, on a décidé de réserver un tour en super camion 4×4 pour aller voir ces magnifiques roches. La ceinture est obligatoire mais on sait pourquoi, on a fait les montagnes russes dans le camion. Le parc est accessible uniquement pendant la saison sèche, il faut se déplacer en 4×4 ou en avion et apporter de quoi se sustenter durant la durée du séjour. Il couvre environ une superficie de plus de 300’000 hectares. Et bien on n’a pas été déçues, Pascale était aux anges devant toute cette beauté géologique. Et il y a de quoi!! Les bungle-bungles sont constituées de couches de grès (en gros, du sable bien compacté par le temps!) possédant une forme bien particulière: des domes! des domes partout! La responsable à cela? Encore une fois notre bonne vieille érosion! Et oui, elle en fait des choses celle-là! Vous pouvez aussi remarquer des alternances de couches grises et des couches oranges-rouges. Bon, on va voir si vous avez bien retenu à leçon des derniers articles: A quoi peut bien provenir la couleur orangée? Hhhmmm des idées? Hé bien encore une fois, il s’agit du fer présent dans la roche qui s’est oxydé au contact de l’oxygène. Concernant la couleur grise, je l’avoue, c’est un peu plus compliqué: Il s’agit en fait d’algues qui ont poussées sur la roche. Quoi qu’il en soit, ces couleurs grises et oranges sont le résultat de l’altération de la roche. Elles forment une croûte autour des domes : si vous enlevez la croûte, vous retrouverez un grès. bien beau, bien propre!! Magique non?

Après s’en être mis plein la vue et la panse nous avons emprunté un bout de la Gibb River Road pour aller à Emma’s Gorge. Bon, elle était goudronnée au début puis il a fallu franchir un petit court d’eau, puis un deuxième, puis un troisième. Ah et bien non…. On s’est arrêtées avant le troisième car il était quand même un peu profond celui- là. On n’a pas voulu risquer de couler Félicie. Heureusement c’était à quelques mètres de l’entrée du parc, on a pu finir à pied. Après 40 minutes de marche dans les rochers, nous avons pu nous baigner dans la gorge ! Une des premières gorges dans laquelle on s’est baignée d’ailleurs. Et bien elle ne paye pas de mine ! C’était superbe ! Une immense cuvette très haute, entourée de ces fameuses roches rouges avec une petite cascade parfaite pour se faire masser les trapèzes endoloris. Idyllique pour piquer une tête et se rafraichir. Je vous laisse en juger par vous-même.

Passé cet instant de détente nous avons visité le Parc National de Mirima. C’est une version miniature du Purnululu. Bon c’est vrai qu’on ne peut pas comparer. C’était tout de même charmant, et il y avait plein d’arbres fruitiers et autres plantes utilisés couramment comme plantes médicinales. Aux anges la Coline cette fois-ci !

Après ce petit intermède nous avons roulé jusqu’à Kununurra puis au Lake Argyle. Ce dernier est le deuxième plus grand réservoir d’eau en Australie. Nous avons campé dans un très bel endroit avec piscine à débordement et une superbe vue panoramique sur le Lake. Ca fait du bien de temps en temps de se laver! Le lendemain nous avons fait une tentative de randonnée mais le sentier n’était pas bien entretenu. On a quand même pu arriver devant un très joli point de vue, qui a valu les nombreuses égratignures obtenues pendant l’ascension dans le bush et tout ça à 7h30 du matin ! Et oui on est des lève-tôt! En même quand le soleil se lève à 5h…

Comme dit le proverbe « l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt » nous avons donc filé à Katherine à la poursuite de notre périple. Nous avons franchi de nouveau une nouvelle région : le Territoire du Nord ! Ca y est, c’est le nord !!!!. Nous ne sommes pas chez les chtis mais au pays du moustique communément appelé Mozzie et de l’humidité ! La moumoute, baromètre de Pascale s’est mise à friser  !!

Katherine est connue pour le Nitmiluk National Park et ses sources thermales (nous ne les avons pas encore testées mais c’est prévu). Nous y avons passé quelques jours afin de profiter des Gorges. Une petite randonnée d’une 20 aine de km et plouf un plongeon bien mérité dans une des gorges. A oui, l’arrivée dans ce territoire a été également marquée par notre première rencontre avec un serpent. Enfin je dois dire pour Pascale, car elle a marché dessus. Je ne sais pas lequel des deux a été le plus surpris… Vue de près je dirais Pascale, à en juger par les cris et les sauts de gazelle ! Plus de peur que de mal heureusement. Pour nous remettre de nos émotions nous sommes allées piquer une tête à  Edith Falls. Il n’a pas fallu marcher bien longtemps pour la trouver mais qu’est-ce que c’était beau. Paradisiaque !

 

Et une petite vidéo pour résumer tout cela!!

A bientôt pour de nouvelles aventures.

 

Karijini National Park

On quitte Exmouth en rêvant encore des requins baleines… Direction, Karijini national park!

Deuxième plus grand parc national de l’Australie de l’Ouest, Karijini est situé dans les terres. Il nous faut donc une longue route pour l’atteindre, environ 600km d’Exmouth jusqu’à la ville de Tom Price, dernière grande ville avant le parc. Après avoir fait le plein de nourriture (pour nous) et le plein d’essence (pour Félicie), nous pouvons enfin nous rendre dans Kariniji.

Et croyez nous… c’est de toute beauté !

Le parc national de Karijini est connu pour ses montagnes aux roches rouges écarlates. Cela est dû à la présence de fer dans les roches!.

Petit topo géologique !
Les roches de Karijini sont des roches sédimentaires : Elles se sont formées dans le fond des océans il y a fort fort longtemps, 2,5 milliards d’années (Eh oui, des vieilles dames ces roches!). Il y avait à cette époque beaucoup de fer dissous dans l’eau des océans. A cette même époque, des bactéries (cyanobactéries pour être précise) ont colonisé les océans. Elles sont très importantes ces bactéries, parce que ce sont elles qui ont transformé le CO2 en oxygène, d’abord dans les océans, puis dans les airs une fois que les océans étaient saturés en oxygène. C’est grâce à ces supers bactéries que la vie sur terre à pu se développer. Merci merci! Revenons-en à nos océans: le fer dissous dans l’eau s’est associé à l’oxygène, ce qui a permis sa précipitation (passage à l’état solide). Le fer précipité s’est ensuite déposé dans le fond des océans, parmi les sédiments déjà présents.  Suite à un mouvement tectonique, ces roches se sont retrouvées exposées à l’air libre. Vous avez tous observé ce que fait un objet en fer à l’air libre ? Il rouille. Eh bien les roches c’est pareil ! Le fer contenu dans les roches s’oxyde au contact de l’oxygène, donnant la teinte rouge à la roche.
Les roches présentes à Karijini sont marneuses : elles sont constituées d’un matériel très fin. Du coup, l’érosion de la roche produit une poussière rouge, que les australiens appellent la Red Dirt. Et cette red dirt à la capacité de se faufiler partout ! Un peu comme les confettis de la fête des vendanges de Neuchâtel, on la retrouve encore quelques années après dans ses affaires ! On serait d’ailleurs même pas étonnées qu’Amandine en ait ramené un peu en France!!. Merci les collègues infirmières pour les lingettes, ca a bien servi !! Mais c’est aussi cette red dirt qui donne toute sa magie au Parc de Karijini…

Nos premières excursions de déroulent à Dales Gorge, situés juste à côté de notre camping. C’est un coin plutôt touristique. Les chemins de promenade longent la rivière jusqu’à une chouette cascade, nommée Fortescue Falls. Un peu plus haut, on trouve également Fern Pool qui vaut le coup d’oeil. En se promenant dans les gorges, on trouve une dernière ”pool”, nommée Circular pool. Celle-ci était un peu moins visitée par les touristes, et la végétation sur place lui donnait un petit air Feng-shui plutôt sympa. Niveau baignade en revanche, on repassera ! La température de l’eau devait être autour de 15°C. Il y a que Pascale qui a réussi à y mettre les jambes, et apparement, c’était bien assez !

Le soir, au camping, on est allées à une petite présentation sur les étoiles, proposée par Phil, un australien passionné d’astronomie. Accueillies par la musique de Star trek (aahh l’humour australien), on se croyait presque au cinema ! Phil nous a montré les différentes constellations présentes dans le ciel de l’hémisphère sud (complètement différent de celui de l’hémisphère nord !! La grande ourse, tu peux la chercher un moment!!). Il y a une constellation très utile pour les australiens : Elle s’appelle Southern Cross. A l’aide de Centaure et son accoloyte, et de la Southern Cross, il est possible de retrouver le sud géographique. Plutôt utile non ? Ce soir là, nous avons également vu les constellations du Scorpion, de la Vierge, du Sagittaire et du capricorne. Il y avait également 3 téléscopes orientés vers les planètes présentes dans le ciel : On a vu Saturne et Jupiter !! Et ça vaut son pesant de cacahuète !!

Le lendemain, direction Knox Gorge. Pour y accéder, il a fallu faire un petit bout en Félicie tout terrain : La route n’était pas goudronnée, mais Coline a piloté comme un chef entre les cailloux et les trous pour nous amener à bon port. Et ça valait le coup ! Beaucoup moins touristique, et bien plus belle que Dales Gorge, Knox Gorge est un petit coin de paradis. Le sentier longeait la rivière jusqu’à ce que la gorge se ressert. Le contraste entre les roches rouges/oranges et la rivière verte était superbe ! Les photos parlent d’elle-même…

Pour notre dernier jour à Karijini, on fait pas les choses à moitié : Ascension du Mont Bruce ! Enfin ”Ascension”. Une petite randonnée de 2h (dénivellé 450m) pour arriver au sommet. Une fois en haut, on trouve un sacré panorama sur les montagnes du parc…mais aussi sur les mines de fer présentes dans la région.

 

Héé oui, paradoxalement, juste à côté du parc national de Karijini (zone de préservation de la faune et la flore), se trouvent plusieurs sites miniers, de taille assez importante. Ces derniers exploitent le fer présent dans les roches rouges de Karijini. Nous avons pu visiter une mine, et comment vous dire, c’est plutôt impressionnant… de part la taille de l’open pit (le gros trou où la roche est exploitée) mais aussi par les infrastructures mises en places pour l’exploitation. Quelques chiffres pour vous en faire une idée :

  • Production annuelle en 2008 : 28 millions de tonnes, juste pour la mine à Tom Price. Pour l’ensemble de l’Australie, la production était de 318 millions de tonnes en 2015. Et la production ne cesse d’augmenter…
  • Vous voyez les gros trucks utilisés pour transporter le minerai dans la mine, he ben la benne à l’arrière peut contenir ”juste” 240 tonnes de minerai. Quant à la consommation en gasoil, ces machines possèdent un réservoir de 4500 litres (il faut 30 minutes pour faire le plein…), et elles utilisent 30L pour faire… 1km ! Et, il y avait environ 25 de ces trucks dans la mine que nous avons visitée. On vous laisse faire le calcul pour la facture en diesel…
  • Bon il y a aussi les supers pelles mécaniques, avec des godets d’une capacité allant de 15 à 21m3…. leur réservoir de gasoil fait 7450 litres…
  • Le minerai est trié en fonction de sa teneur en fer :
    • si elle contient plus que 60% de fer, il est considéré comme riche en Fer
    • entre 50% et 60%, il est ”pauvre” en Fer
    • en-dessous de 50%, il est considéré comme déchet, il n’est donc même pas traité, et est entreposé sous forme de gros tas dans un coin de la mine…
  • Le minerai subit ensuite divers traitements : Concassage, Centrifugeage, lessivage, le but étant de séparer les impuretés du minerai, et de le rendre plus facile au transport.
  • Après traitement, le minerai est transvasé dans des wagons puis acheminé vers la côte par transport ferroviaire. Les trains font en moyenne 2,5km de long, soit 236 wagons, transportant chacun environ 120 tonnes de minerai… Ca en fait du caillou!!
  • Dans les ports côtiers, le minerai est enfin transvasé dans de gros cargos, qui achemine ensuite tout ça vers la Chine, principal importateur du Fer australien.

Ca donne le tournis tous ces chiffres hein ?! Une belle prise de conscience de l’énergie déployée pour produire les matières premières nécessaires à notre quotidien. Ca donne de quoi réfléchir un peu sur notre société de consommation…

Bref, on arrêtera ici le passage Nicolas Hulot du jour, pour revenir une dernière fois sur la beauté du parc de Karijini. Surement un des plus beaux endroits que nous avons visité jusqu’ici en Australie.

Nous repartons en direction de Karratha, pour qu’Amandine puisse prendre son avion pour rentrer en France. Quant à nous, on continue la route à nouveau à deux, et toujours en direction du nord ! Maintenant qu’on sait comment trouver le sud par les étoiles, on devrait pas se perdre !!

See ya !

Exmouth

G’day mate !

Nous vous présentons Exmouth située dans le récif de Nigaloo (même zone que Coral Bay), le long de la côte ouest. C’était avant tout une base marine pendant la Seconde Guerre mondiale. Nous avons particulièrement apprécié cette ville pour la simple et bonne raison que nous avons nagé avec les requins baleines !!! Et ouiii ! Moyennant finance bien sûr, mais ça vaut le coup.

Commençons par le début. Nous avons tout d’abord exploré  les belles plages du Cape Range National Park, dont Surfer Beach. Comme son nom l’indique on peut admirer de beaux surfeurs surfer au loin avec les baleines en arrière-plan! Ce n’est vraiment pas moche du tout! Bon c’était surtout des vieux surfeurs je dois dire, mais ça donne vraiment envie d’essayer. Un retraité très sympathique que nous avons rencontré nous a d’ailleurs proposé de nous initier à Sydney.  Le rendez-vous est bien noté.

Nous avons pu également observer les baleines depuis un phare situé sur les hauteurs du National Park,  enfin si vous en croyez les yeux de lynx de Pascale ! Si si si elle voit super bien de loin celle-là. Le phare a été construit au début du XXième siècle en raison des nombreux bateaux qui venaient s’échouer le long des récifs. Maintenant ils ne viennent plus tâter les côtes de trop près! Au loin, vous pouvez aussi apercevoir des raffineries. Et oui l’Australie est aussi un gros producteur de pétrole.

Nous nous sommes rendues ensuite à Turquoise Bay. Une des plus belles plages du National Park je pense. Connue évidemment pour son eau turquoise (encore plus impressionnante vue depuis un bateau) et ses magnifiques poissons. Maintenant que nous sommes expertes en Snorkeling (Coline a fait de gros progrès pour rentrer dans l’eau), nous avons pu admirer des spécimens de toute beauté. La super trousse de secours a été de nouveau utile, les coraux, mêmes morts et bien ça coupe ! N’est- ce pas Pascale ??

Venons-en au vif du sujet ! Les requins baleines. Nous avions réservé un tour d’une journée pour aller nager avec ces magnifiques et immenses poissons. Nous sommes parties de bon matin prendre le bus qui nous a amené au port situé au coeur du National Park. Coline n’a même pas eu le mal de mer cette fois! C’est pour dire ! Merci les petites pilules. Nous avons embarqué avec environ une quinzaine de personnes. On a pu rentrer au cœur de la zone de migration des baleines à bosse avec 60’000 passages dans la saison ! Ce n’est pas rien tintin !! Une tortue par ci, des dauphins par-là, les consignes de sécurité données, la super combinaison enfilée et nous voilà à l’eau. Pas le temps de se poser la question si l’eau était froide, il fallait sauter les uns à la suite des autres GO GO GO. On avait la classe ! La combinaison était seulement prévue pour nous éviter les piqûres de méduses. Pas négligeable quand même.

On était tous perdus dans ce grand océan, pas le temps non plus de se focaliser sur la peur des profondeurs, il fallait suivre le guide. ON THE LINE crie le guide. Bon, on ressemblait à  des capotes géantes en palmes, masques et tuba en essayant vainement de former une ligne. Bref et làààààà TADAMMM, le requin baleine !! AMAZING. Long de 8 mètres, il est passé à moins de trois mètres de nous. Il n’y a pas vraiment de mot pour décrire tout ça. C’était juste incroyable de le voir passer à quelques nageoires de nous, nonchalant, imperturbable par nous petits humains. Parce que oui, on s’est senties vraiment petites. Extraordinaire…

Petit coup d’adrénaline en plus quand on a regardé sous nos palmes et qu’on a vu des requins juste en dessous. On s’est un peu rapproché du guide avec la Pascale. En espérant qu’il se fasse manger avant nous. Nous avons répété l’affaire en totalité trois fois pour voir ce géant des océans. Le reste de la journée s’est déroulé tout tranquillement, brunch puis repas du midi. Pause snorkeling dans l’eau turquoise. Et enfin pour célébrer cette superbe journée un verre de ce qu’ils appellent du champagne mais ce n’était en fait que du vin rouge pétillant. Intéressant, c’est le mot ! Sur cette note pétillante, et pleine de souvenirs incroyables, nous vous laissons.

On the way to Karijini National Park

Cheers!

Côte ouest – Partie 1

Cheers !!
(autre expression très courante utilisée par les Aussies qui veut tout et rien dire à la fois).

Nous nous retrouvons cette fois –ci à trois. Nous avons accueilli Amandine, la cousine de Pascale que nous avons récupérée à Perth à la mi-juillet. Notre compagnon de route pour un mois!

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Nous avons passé quelques jours à Fremantle dans la maison que nous a généreusement prêté un ami (merci encore à la famille Goossens pour le contact !!).

On a également revu Adam et sa famille (l’ancien propriétaire de notre chère et tendre). Après être reparties avec un stock de brownie (BEST BROWNIES EVER !!) offert par ses filles et le coffre de Félicie réparé par Adam (oui nous avons eu un petit souci sur la route, la porte s’est ouverte toute seule, heureusement nous avons semé que de l’huile d’olive)… nous voilà reparties en direction du nord, vers le soleil !

Premier arrêt, New Norcia, siuée à une centaine de km au nord de Perth. Une mission chrétienne espagnole s’y est installée en 1847, en essayant de convertir les aborigènes à la culture européenne et à les protéger des persécutions. Nous n’avons malheureusement pas pu visiter le monastère car il était occupé par les moines, mais la ville est très jolie, dans le style espagnol. Ca vaut le coup d’œil.

Ensuite nous nous sommes arrêtées à Lancelin, dans un petit camping situé au bord de l’océan, tenu par deux femmes âgées à l’accent australien très prononcé. Le camping était situé à côté d’une belle plage, avec un beau…couché de soleil! De nombreuses dunes sont visibles dans la région. Certaines sont accessibles depuis Lancelin. On y trouve un joli panorama sur l’océan. Il s’agit surtout d’un beau terrain de jeu. On vous laisse en juger par vous-même !

 

Pas loin de là se trouve les Pinnacles. Un coin étrange : Ce sont des pilliers calcaires, éparpillés au milieu d’un désert de sable d’un jaune très prononcé, que nous avons tout naturellement rebaptisé ‘’Le désert de Polenta’’. Quant à l’origine des piliers calcaires, plusieurs hypothèses ont été avancées : Ancienne forêt fossilisée ou bien encore un ancien récif coralien exposé à la surface, puis érodé de façon à former des piliers… Enfin pour nous, ça a surtout ressemblé à une fôret de phallus ! Jugez-en par vous-même !

Le soir même, nous nous sommes arrêtées à Jurian Bay, où nous avons vu un magnifique coucher de soleil (un peu comme tous les soirs depuis une semaine… hehe).

La route se poursuit ensuite à Geraldton, Enfin une journée de soleil et de chaud, ni une ni deux, on va à la plage. Nous avons passé l’après midi sur Grey Beach, un petit moment de bonheur ! Le lendemain, pas la même, pluie et vent au menu… Du coup, visite du musée de Géraldton. Plusieurs expositions sur la faune et la flore de l’Australie de ouest, mais aussi sur les naufrages des navires marchands lors de leurs traversées depuis l’Europe jusqu’à Geraldton qui était un point d’entrée en Australie à l’époque (19ème siècle). Beaucoup des noms des lieux-dit que l’on retrouve aujourd’hui dans le western australia proviennent des premières expéditions. Les noms variant en fonction de qui est arrivé en premier: Anglais (essayant de construire d’autres colonies depuis celles déjà établies à l’est de l’Australie), Hollandais, et même les Français (mais apparement on est pas vraiment restés après !).

Direction ensuite le parc national de Kalbarri, avec sur le chemin un petit stop à Pink Lake. La couleur de l’eau est rose, due à la présence dans l’eau de micro-organismes particuliers ayant la capacité de donner cette couleur à l’eau. Une fois à Kalbarri, après avoir vu les pélicans australiens de près, nous avons fait une belle marche le long des falaises, où nous avons pu apercevoir des baleines ! Et des dauphins aussi! C’est plutôt magique comme instants ça laisse rêveur! Le soir, au camping, nous avons fait la connaissance de Kelly et Kristine, deux australiennes de Gold Coast et Melbourne, avec qui nous avons bien sympatisés. Nous avons promis d’aller les voir une fois que nous aurons atteint la côte est. Nous voulions également aller explorer l’intérieur du parc, mais malheureusement pour nous, la route était fermée en raison de travaux sur la route… tant pis !

 

Du coup, en route pour Shark Bay!
Shark bay, un vrai coin de paradis qu’on vous dit ! Pas étonnant que ça soit classé au patrimoine de l’UNESCO ! Bon certains coins sont accessibles uniquement en 4×4 notamment le national park François Perron, et Félicie n’étant pas vraiment tout terrain, ben on a pas trop pu y aller (mais on y retournera hein Pascale ?). Nous avons été a Nanga bay, un petit hameau pour planter notre tente et dormir encore au pied de l’océan. La plage était sublime et l’eau encore bien fraîche. En bonnes frileuses Coline et Amandine sont restées à regarder Pascale braver l’océan pour se baigner seule oui oui oui seule !! (seule sur le sable, les pieds dans l’eau….) Trop refaite la Pascale. Il y a de quoi. Et le pompom il y avait même un spa ! Whuhu ! On y a rencontré un autre couple Barbara et David, qui nous aussi gracieusement donné du curry de lentilles et offert de nous héberger chez eux à Frankston dans le Victoria.

« Sur la plage abandonnée, coquillage et crustacé », vous l’avez deviné nous sommes maintenant à Shell Beach (plage de coquillages). Cette plage de 110 km de long abrite plus de 4000 coquillages au m2 !! Cela forme par certains endroits une strate d’une quinzaine de mètres d’épaisseur ! AMAZING !! C’est là que nous avons perdu Amandine, grande fan des coquillages, elle nous a ramené la moitié de la plage!

Le lendemain, direction Monkey Mia. Non non non nous n’avons pas vu de singes mais bien des dauphins. C’est une baie réputé pour abriter ces sympathiques mammifères. Il y a quelques années de ça un dauphin s’est laissé approché et caressé par un humain, depuis ils viennent tous les jours à la rencontre de l’homme. Nous avons logé à l’unique camping du site, où nous avons retrouvées… Kelly et Kristine ! Comme quoi, il fallait qu’on les rencontre ces deux-là ! Autre spécificité du camping : les émeus s’y balladaient tranquillou pépouze un peu partout, et essayaient de chiper toute la bouffe qui passait devant eux. Un drôle de spectacle !

Enfin Hamelin pool avec son eau turquoise, c’est un lieu dit pour les stromatolites. Si si, si, vous vous rappelez ce que c’est ? On en avait déjà vu du côté de Bunbury, au sud de Perth. Petit recap, ce sont des algues primitives considérées comme l’une des premières formes de vie sur terre en gros des fossiles vivants. C’est en partie pour ça que Shark Bay est classé au patrimoine de l’UNESCO.

Petit arrêt à Quobba point pour couper la route jusqu’à Exmouth. Pas de regret, le camping fait des km de long, on s’est trouvé un petit emplacement le long de la côte dans le bush. Un coin parfait pour un feu de bois et faire griller des mashmallows !

 

La suite des aventures se déroule à Coral Bay, qui fait parti du récif de Ningaloo comme son nom l’indique, bien connu pour les coraux. Adèpte du snorkling nous voilà. Il suffit de faire 10 mètres et on peut admirer quelques beaux spécimens. Malheureusement la plupart de ces coraux semblent souffrir du réchauffement des océans… Après quelques heures de pratiques ”intensives” du snorkling, nous sommes maintenant des pros du maniement du tuba. Bon Pascale a eu la merveilleuse idée de tâter le corail un peu trop fort avec ses pieds. Ca faisait longtemps qu’elle s’était pas fait mal, tiens! Mais rien de grave, et Coline, en bonne samaritaine a enfin pu utiliser sa super trousse de secours (et croyez-moi, ça lui démangeait les doigts!!).

Voilà voilà, ce que l’on retient de ces quelques jours : une fois encore des belles rencontres (héhé de retraités) nous avons eu 5 adresses en trois jours !, des paysages sublimes, on a vu des baleines !! Certes de loin mais quand même… et des dauphins !

Bref on s’en met toujours pleins les mirettes, Félicie tient toujours le choc !

A tout bientôt!!

 

(PS: une vidéo est en cours de chargement, on arrive pas à trouver un wifi assez puissant pour la poster…)

Edit: C’est bon, elle est là!!

 

Wave Rock

Bonjour!!

Un petit article aujourd’hui pour vous parler d’un petit endroit où nous nous sommes arrêtées sur la route pour Perth: Wave Rock!

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Wave Rock!

Wave Rock se situe environ 400km au nord d’Albany, 350km à l’est de Perth. Bien dans les terres! C’est un site connu en Australie, puisqu’il s’agit d’une roche ayant la forme d’une vague.

Mais dis Jamy, comment que ça s’est formé Wave Rock?

Eh bien Fred, voici un peu de géologie…
Il s’agit en fait d’un socle granitique formé à grande profondeur. Il était d’abord recouvert de nombreuses couches de sédiments, eux-même formés dans le fond des océans. Suite à des mouvements tectoniques, l’ensemble de ces roches ont été amenées en surface et exposées à l’air et aux intempéries. Cela a conduit à l’érosion des roches sédimentaires recouvrant le granite, laissant le granite exposé à la surface. Ce phénomène s’est déroulé il y a plusieurs centaines de milliers d’années, une broutille pour les géologues!! L’érosion est toujours d’actualité: elle est principalement causée par les pluies, et parfois le gel (plutôt rare, mais ça arrive). C’est elle qui a taillé le granite sous forme d’une grosse vague de 15m de haut, pour 110m de long. Un peu plus loin, l’érosion a dessiné un autre bloc appelé Hyppopotamus Yawn, en français le bâillement de l’hippopotame.

Le blog granitique qui compose Wave Rock s’étend sur plusieurs km2. Les australiens en utilisent une partie comme zone de récupération des eaux de pluies pour alimenter un barrage. Ce dernier constitue une réserve d’eau pour alimenter les installations touristiques et le camping situés autour de Wave Rock en eau potable. Comme de nombreux endroits dans l’Australie de l’ouest, l’eau est une denrée rare, et tous les moyens sont bons pour la récupérer.

Le sommet de Wave Rock offre un beau point de vue sur les alentours, notamment sur le Lake Magic, où nous avons pu observer un coucher de soleil de toute beauté! On vous laisse en juger par vous même!

Vous pouvez aussi remarquer sur les photos que la végétation fait plutôt grise mine… Cela est dû à un phénomène de salinisation des sols. Les eaux de pluies tombant sur le site sont riches en sel, en raison de la proximité du site de l’océan indien. Ce sel était transporté puis déposé dans les premières couches du sol lors de l’infiltration des eaux de pluies dans le sous-sol. Avant l’arrivée de l’agriculture, la végétation dense (arbres et buissons) en s’alimentant dans la nappe phréatique, la maintenait à un niveau en dessous de la zone de déposition du sel. Afin de rendre les terres cultivables, les hommes ont rasé les arbres, puis semé des cultures de blés, maïs, et autres semences, dont les racines ne s’étendaient pas autant que les arbres. Cela a causé une hausse du niveau de la nappe phréatique. En remontant, l’eau souterraine a atteint les couches dans lesquelles le sel s’était stocké, causant la salinisation de la nappe phréatique, rendant l’eau impropre pour l’irrigation et autres activités agricoles. Les agriculteurs, conscients de ce phénomène, essaient maintenant de renverser le processus en replantant de nombreux arbres, mais pas facile de revenir en arrière…

Non loin de Wave Rock, Mulka’s cave. Le nom vient de la légende aborigène du géant Mulka, mangeurs d’enfants turbulents, sots et fugueurs. Son sommet offre également un panorama saisissant sur les environs.

De nouveaux sur les routes, à bientôt pour de nouvelles aventures à trois cette fois-ci !!

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