Côte ouest – Partie 1

Cheers !!
(autre expression très courante utilisée par les Aussies qui veut tout et rien dire à la fois).

Nous nous retrouvons cette fois –ci à trois. Nous avons accueilli Amandine, la cousine de Pascale que nous avons récupérée à Perth à la mi-juillet. Notre compagnon de route pour un mois!

DSC_1265

Nous avons passé quelques jours à Fremantle dans la maison que nous a généreusement prêté un ami (merci encore à la famille Goossens pour le contact !!).

On a également revu Adam et sa famille (l’ancien propriétaire de notre chère et tendre). Après être reparties avec un stock de brownie (BEST BROWNIES EVER !!) offert par ses filles et le coffre de Félicie réparé par Adam (oui nous avons eu un petit souci sur la route, la porte s’est ouverte toute seule, heureusement nous avons semé que de l’huile d’olive)… nous voilà reparties en direction du nord, vers le soleil !

Premier arrêt, New Norcia, siuée à une centaine de km au nord de Perth. Une mission chrétienne espagnole s’y est installée en 1847, en essayant de convertir les aborigènes à la culture européenne et à les protéger des persécutions. Nous n’avons malheureusement pas pu visiter le monastère car il était occupé par les moines, mais la ville est très jolie, dans le style espagnol. Ca vaut le coup d’œil.

Ensuite nous nous sommes arrêtées à Lancelin, dans un petit camping situé au bord de l’océan, tenu par deux femmes âgées à l’accent australien très prononcé. Le camping était situé à côté d’une belle plage, avec un beau…couché de soleil! De nombreuses dunes sont visibles dans la région. Certaines sont accessibles depuis Lancelin. On y trouve un joli panorama sur l’océan. Il s’agit surtout d’un beau terrain de jeu. On vous laisse en juger par vous-même !

 

Pas loin de là se trouve les Pinnacles. Un coin étrange : Ce sont des pilliers calcaires, éparpillés au milieu d’un désert de sable d’un jaune très prononcé, que nous avons tout naturellement rebaptisé ‘’Le désert de Polenta’’. Quant à l’origine des piliers calcaires, plusieurs hypothèses ont été avancées : Ancienne forêt fossilisée ou bien encore un ancien récif coralien exposé à la surface, puis érodé de façon à former des piliers… Enfin pour nous, ça a surtout ressemblé à une fôret de phallus ! Jugez-en par vous-même !

Le soir même, nous nous sommes arrêtées à Jurian Bay, où nous avons vu un magnifique coucher de soleil (un peu comme tous les soirs depuis une semaine… hehe).

La route se poursuit ensuite à Geraldton, Enfin une journée de soleil et de chaud, ni une ni deux, on va à la plage. Nous avons passé l’après midi sur Grey Beach, un petit moment de bonheur ! Le lendemain, pas la même, pluie et vent au menu… Du coup, visite du musée de Géraldton. Plusieurs expositions sur la faune et la flore de l’Australie de ouest, mais aussi sur les naufrages des navires marchands lors de leurs traversées depuis l’Europe jusqu’à Geraldton qui était un point d’entrée en Australie à l’époque (19ème siècle). Beaucoup des noms des lieux-dit que l’on retrouve aujourd’hui dans le western australia proviennent des premières expéditions. Les noms variant en fonction de qui est arrivé en premier: Anglais (essayant de construire d’autres colonies depuis celles déjà établies à l’est de l’Australie), Hollandais, et même les Français (mais apparement on est pas vraiment restés après !).

Direction ensuite le parc national de Kalbarri, avec sur le chemin un petit stop à Pink Lake. La couleur de l’eau est rose, due à la présence dans l’eau de micro-organismes particuliers ayant la capacité de donner cette couleur à l’eau. Une fois à Kalbarri, après avoir vu les pélicans australiens de près, nous avons fait une belle marche le long des falaises, où nous avons pu apercevoir des baleines ! Et des dauphins aussi! C’est plutôt magique comme instants ça laisse rêveur! Le soir, au camping, nous avons fait la connaissance de Kelly et Kristine, deux australiennes de Gold Coast et Melbourne, avec qui nous avons bien sympatisés. Nous avons promis d’aller les voir une fois que nous aurons atteint la côte est. Nous voulions également aller explorer l’intérieur du parc, mais malheureusement pour nous, la route était fermée en raison de travaux sur la route… tant pis !

 

Du coup, en route pour Shark Bay!
Shark bay, un vrai coin de paradis qu’on vous dit ! Pas étonnant que ça soit classé au patrimoine de l’UNESCO ! Bon certains coins sont accessibles uniquement en 4×4 notamment le national park François Perron, et Félicie n’étant pas vraiment tout terrain, ben on a pas trop pu y aller (mais on y retournera hein Pascale ?). Nous avons été a Nanga bay, un petit hameau pour planter notre tente et dormir encore au pied de l’océan. La plage était sublime et l’eau encore bien fraîche. En bonnes frileuses Coline et Amandine sont restées à regarder Pascale braver l’océan pour se baigner seule oui oui oui seule !! (seule sur le sable, les pieds dans l’eau….) Trop refaite la Pascale. Il y a de quoi. Et le pompom il y avait même un spa ! Whuhu ! On y a rencontré un autre couple Barbara et David, qui nous aussi gracieusement donné du curry de lentilles et offert de nous héberger chez eux à Frankston dans le Victoria.

« Sur la plage abandonnée, coquillage et crustacé », vous l’avez deviné nous sommes maintenant à Shell Beach (plage de coquillages). Cette plage de 110 km de long abrite plus de 4000 coquillages au m2 !! Cela forme par certains endroits une strate d’une quinzaine de mètres d’épaisseur ! AMAZING !! C’est là que nous avons perdu Amandine, grande fan des coquillages, elle nous a ramené la moitié de la plage!

Le lendemain, direction Monkey Mia. Non non non nous n’avons pas vu de singes mais bien des dauphins. C’est une baie réputé pour abriter ces sympathiques mammifères. Il y a quelques années de ça un dauphin s’est laissé approché et caressé par un humain, depuis ils viennent tous les jours à la rencontre de l’homme. Nous avons logé à l’unique camping du site, où nous avons retrouvées… Kelly et Kristine ! Comme quoi, il fallait qu’on les rencontre ces deux-là ! Autre spécificité du camping : les émeus s’y balladaient tranquillou pépouze un peu partout, et essayaient de chiper toute la bouffe qui passait devant eux. Un drôle de spectacle !

Enfin Hamelin pool avec son eau turquoise, c’est un lieu dit pour les stromatolites. Si si, si, vous vous rappelez ce que c’est ? On en avait déjà vu du côté de Bunbury, au sud de Perth. Petit recap, ce sont des algues primitives considérées comme l’une des premières formes de vie sur terre en gros des fossiles vivants. C’est en partie pour ça que Shark Bay est classé au patrimoine de l’UNESCO.

Petit arrêt à Quobba point pour couper la route jusqu’à Exmouth. Pas de regret, le camping fait des km de long, on s’est trouvé un petit emplacement le long de la côte dans le bush. Un coin parfait pour un feu de bois et faire griller des mashmallows !

 

La suite des aventures se déroule à Coral Bay, qui fait parti du récif de Ningaloo comme son nom l’indique, bien connu pour les coraux. Adèpte du snorkling nous voilà. Il suffit de faire 10 mètres et on peut admirer quelques beaux spécimens. Malheureusement la plupart de ces coraux semblent souffrir du réchauffement des océans… Après quelques heures de pratiques ”intensives” du snorkling, nous sommes maintenant des pros du maniement du tuba. Bon Pascale a eu la merveilleuse idée de tâter le corail un peu trop fort avec ses pieds. Ca faisait longtemps qu’elle s’était pas fait mal, tiens! Mais rien de grave, et Coline, en bonne samaritaine a enfin pu utiliser sa super trousse de secours (et croyez-moi, ça lui démangeait les doigts!!).

Voilà voilà, ce que l’on retient de ces quelques jours : une fois encore des belles rencontres (héhé de retraités) nous avons eu 5 adresses en trois jours !, des paysages sublimes, on a vu des baleines !! Certes de loin mais quand même… et des dauphins !

Bref on s’en met toujours pleins les mirettes, Félicie tient toujours le choc !

A tout bientôt!!

 

(PS: une vidéo est en cours de chargement, on arrive pas à trouver un wifi assez puissant pour la poster…)

 

Wave Rock

Bonjour!!

Un petit article aujourd’hui pour vous parler d’un petit endroit où nous nous sommes arrêtées sur la route pour Perth: Wave Rock!

IMG_0175
Wave Rock!

Wave Rock se situe environ 400km au nord d’Albany, 350km à l’est de Perth. Bien dans les terres! C’est un site connu en Australie, puisqu’il s’agit d’une roche ayant la forme d’une vague.

Mais dis Jamy, comment que ça s’est formé Wave Rock?

Eh bien Fred, voici un peu de géologie…
Il s’agit en fait d’un socle granitique formé à grande profondeur. Il était d’abord recouvert de nombreuses couches de sédiments, eux-même formés dans le fond des océans. Suite à des mouvements tectoniques, l’ensemble de ces roches ont été amenées en surface et exposées à l’air et aux intempéries. Cela a conduit à l’érosion des roches sédimentaires recouvrant le granite, laissant le granite exposé à la surface. Ce phénomène s’est déroulé il y a plusieurs centaines de milliers d’années, une broutille pour les géologues!! L’érosion est toujours d’actualité: elle est principalement causée par les pluies, et parfois le gel (plutôt rare, mais ça arrive). C’est elle qui a taillé le granite sous forme d’une grosse vague de 15m de haut, pour 110m de long. Un peu plus loin, l’érosion a dessiné un autre bloc appelé Hyppopotamus Yawn, en français le bâillement de l’hippopotame.

Le blog granitique qui compose Wave Rock s’étend sur plusieurs km2. Les australiens en utilisent une partie comme zone de récupération des eaux de pluies pour alimenter un barrage. Ce dernier constitue une réserve d’eau pour alimenter les installations touristiques et le camping situés autour de Wave Rock en eau potable. Comme de nombreux endroits dans l’Australie de l’ouest, l’eau est une denrée rare, et tous les moyens sont bons pour la récupérer.

Le sommet de Wave Rock offre un beau point de vue sur les alentours, notamment sur le Lake Magic, où nous avons pu observer un coucher de soleil de toute beauté! On vous laisse en juger par vous même!

Vous pouvez aussi remarquer sur les photos que la végétation fait plutôt grise mine… Cela est dû à un phénomène de salinisation des sols. Les eaux de pluies tombant sur le site sont riches en sel, en raison de la proximité du site de l’océan indien. Ce sel était transporté puis déposé dans les premières couches du sol lors de l’infiltration des eaux de pluies dans le sous-sol. Avant l’arrivée de l’agriculture, la végétation dense (arbres et buissons) en s’alimentant dans la nappe phréatique, la maintenait à un niveau en dessous de la zone de déposition du sel. Afin de rendre les terres cultivables, les hommes ont rasé les arbres, puis semé des cultures de blés, maïs, et autres semences, dont les racines ne s’étendaient pas autant que les arbres. Cela a causé une hausse du niveau de la nappe phréatique. En remontant, l’eau souterraine a atteint les couches dans lesquelles le sel s’était stocké, causant la salinisation de la nappe phréatique, rendant l’eau impropre pour l’irrigation et autres activités agricoles. Les agriculteurs, conscients de ce phénomène, essaient maintenant de renverser le processus en replantant de nombreux arbres, mais pas facile de revenir en arrière…

Non loin de Wave Rock, Mulka’s cave. Le nom vient de la légende aborigène du géant Mulka, mangeurs d’enfants turbulents, sots et fugueurs. Son sommet offre également un panorama saisissant sur les environs.

De nouveaux sur les routes, à bientôt pour de nouvelles aventures à trois cette fois-ci !!

DSC_0644

Oranje Tractor Wine, Albany, WA

Salut les amis, nous voici de retour pour vous conter nos aventures de ces dernières semaines !

Nous étions donc de retour à Albany pour notre second workaway mais cette fois dans un vignoble.

Oranje tractor Vine est un vignoble de 3 hectares, tenu par Pamela et Murray un couple d’australien implanté dans cette ville depuis 20 ans. Sans oublier, bien sûr, Merlot, leur petit jack Russel, âgé de 10 ans, chasseur (de rat) dans l’âme.

 

La ferme est implantée dans un très joli cadre, entourée d’oliviers, des avocats, chayottes, des arbres fruitiers (orangers, citronniers, pommiers…) et autres fruits exotiques : fruits de la passion (oh oui, quelle aventure !), white sapoti. Bref on se fait bien plaisir tous les jours en découvrant de nouvelles saveurs !

 

20170623_180242
Chayottes et fruits de la passion

 

Après avoir mangé pendant trois semaines non stop des pommes, c’est parti pour les raisins et les olives ! OLIVEEEE (on était obligé de la faire celle- là…. clin d’œil au palmashow).

Que fait-on de nos journées ? Nous faisons travailler nos muscles en coupant du bois mais pas n’importe lequel ! de la vigne séchée de l’année passée, pour nous chauffer un peu pendant cette période hivernale. Bah oui, ça caille ici !

Nous ramassons également les olives et faisons pas mal d’expérimentation sous la supervision de Murray : les olives vertes sont mises à tremper dans un seau d’eau renouvelée tous les matins par les bons soins de Coline pendant 2 semaines, puis transvasées dans une solution saline et d’herbes aromatiques contenant du thym, du romarin et du laurier (ça, c’est Pascale qui fait). Les olives trempent à nouveau pendant 15 jours, puis sont finalement mises dans des pots en verre pour leur conservation. Quant aux olives noires, elles sont mises en bocal avec du gros sel, puis secouées matins et soirs (Coline adore faire ça, allez savoir…). Lorsqu’elles sont assez salées (cela est déterminé au détour d’un conciliabule de la plus haute importance!), on les transvase dans des pots, également pour leur conversation. Sans oublier la merveilleuse huile d’olive produite avec les olives du domaine !

Passons au vin ! Le domaine contient 3 hectares de vignes, comprenant Merlot, Riesling, Sauvignon blanc et Pinot noir. Le vin est sans additif, sans pesticides….entièrement bio! Après les vendanges, le vin est emmené dans une coopérative pour la mise en bouteille. Il revient ensuite dans le domaine, puis est stocké dans la chambre froide. Pas besoin de vous dire que le vin est super bon! On a la chance d’en boire à chaque dîner, et à volonté! Oranje tractor fait même du Sparkling Merlot, autrement dit du vin rouge pétillant. Surprenant, mais pas mal du tout! Nous sommes maintenant dans la saison de la taille de la vigne. Notre job consiste à retirer les branches non désirées, et à attacher celles qui restent autour d’un câble, pour donner la forme aux futures branches à venir. Nous devons également entretenir le réseau d’irrigation des vignes (eh oui, trop chaud ici l’été !). On a oublié de vous dire que nous ne travaillons pas seules… Nous sommes entourées de moutons ! Ils nous tiennent compagnie, tout en contrôlant notre travail, et éventuellement, ils jouent le rôle de tondeuse écologique !

 

Mais ce n’est pas tout ! On expérimente maintenant une culture de champignons. Nous avons implanté des souches de champignons dans troncs d’arbres. Maintenant il faut attendre que ça pousse, pendant un an! Petit mode d’emploi: (il y a même un bêtisier! si si si!!!)

Murray, qui adore encore une fois faire des expériences, les cultive également dans des sacs. Il y ajoute du marc de café, des feuilles de thé et le tour est joué, nous en avons plein l’assiette le soir même. Au plus grand bonheur de Pascale !! (Elle adore ça! ou pas…)

20170701_091845

 

Comme dans toutes fermes, il y a ici… un quad ! Nous avons donc pris une leçon de conduite afin d’apprendre à manipuler la bête ! Enfin, la marche arrière, c’est pas encore ça… Mais on a la classe dessus!

 

Tous les jours, entre 10h30 et 11h sonne l’heure du smoko time. L’expression vient à la base de la pause cigarette (smoko voulant dire dans le jargon australien fumer une cigarette !). Maintenant, beaucoup d’australiens ne fument plus (à 25 dollars le paquet de cigarette, ça dissuade), mais l’expression est restée dans les mœurs. Généralement, le smoko est préparé par Murray, à savoir une cup of tea, pas trop forte pour Coline, et jamais assez forte pour Pascale ! Il faut bien la réveiller celle-ci, pas trop du matin la gazelle…

Murray, en plus d’être un super hôte, manie les expressions comme personne. Petit florilège :

  • To see where the mop flops: Mop : la serpillière, flop: tomber. En gros, l’expression signifie regarder de quel côté va tomber la serpillière, autrement dire, attendre de voir comment les choses tournent.
  • Like shit off a shovel: à l’époque des locomotives à charbon, les cheminots devaient alimenter en continu le feu. Bien évidemment, au moment de l’appel de la nature, ces messieurs n’avaient que d’autre choix de faire popo dans la pelle à charbon, puis tout jeter au feu. Il est ressorti une observation de la plus grande importance, que dis-je, une innovation scientifique! : Le caca ne colle pas à la pelle! d’où cette expression, like a shit (= une merde) off a shovel (= une pelle) : Glisser très facilement sur une surface.
  • And Bob’s your uncle : s’utilise à la fin d’une phrase pour dire quelque chose comme: c’est comme ca, c’est simple!
  • Does the bear shits in the wood? : ‘’est-ce que les ours chient dans les bois ?’’. Celle-ci s’utilise lors d’une question dont la réponse est évidemment oui. Par exemple, ‘’Coline, est- ce que tu veux du vin ? – Does the bear shits in the wood ? Evidemment que oui, pardi !’’

Pam et Murray nous font participer en nous intégrant un maximum à leurs activités sociales. Les soirées pizzas, workshop du samedi nous ont permis de rencontrer un bon nombre d’Australiens tous très sympas, adorables et plein de bons conseils.

Pour terminer, chaque semaine nous essayons de faire honneur à la cuisine française en mitonnant des bonnes petites spécialités de notre cher pays (bon, avec quelques variantes : le gratin dauphinois fait avec de la mozzarella restera dans les annales!). Le reste du temps, Pam cuisine des mets variés et goûtus à base des légumes et fruits du jardin. C’est une sacrée cuisinière, on est vraiment pas à plaindre!

On vous mets les liens du site internet d’Oranje Tractor Wine, ainsi que leur page Instagram, si vous êtes curieux d’en savoir plus sur Pam & Murray.  Regardez bien sur Instagram, vous risquez de voir nos bobines!!

Website

Instagram

Enfin, on profite des après-midis pour visiter les alentours. On garde les yeux ouverts sur l’océan, c’est la saison de la migration des baleines!

 

Sur ce, nous allons récupérer la cousine de Pascale à l’aéroport. Nous serons donc trois pendant un petit moment direction, le nord ! (Vers le soleil ouiiiiiii)

Have fun !

.

 

Notre premier volontariat: Spring Valley Orchard, Donnybrook

Bonjour à tous!

Après quelques semaines d’absence, voici le temps de vous raconter nos aventures de ces dernières semaines:

Nous avons décidé il y a quelques temps de faire un peu de volontariat, afin de rencontrer les australiens, les vrais, et de pratiquer la belle langue de Shakespeare!

Nous voici débarquées à la Spring Valley Orchard, un verger de pommes situé aux alentours de Donnybrook (Australie Occidentale). Nous y avons été accueillies par Diana et Geoffrey, deux… anglais (!) ayant voyagé et travaillé un peu partout dans le monde avant de poser leurs valises définitivement en Australie. Bon, du coup pour rencontrer les vrais australiens, c’est râpé! En revanche, pour pratiquer l’anglais, BINGO!!

IMAG0653

Le verger possède aussi un beau jardin de légumes plantés selon le principe de la permaculture, et beaucoup d’animaux: un chien, Lucky, deux chats (enfin plus qu’un seul maintenant, il y a un qui est mort peut après notre arrivée…si si!), des poules et leurs petits poussins, des canards, un mouton, et deux chevaux.

Le verger est également ouvert aux touristes: ils ont en effet la possibilité de venir visiter les infrastructures et le verger, et de ramasser leurs propres pommes. Les touristes sont essentiellement asiatiques, de Malaisie et de Singapour. La plupart d’entre eux n’ont jamais mis les pieds dans verger avant et sont étonnés du goût que peut avoir une pomme directement cueillie sur l’arbre… Drôle de monde dans lequel on vit…Des australiens viennent également de temps en temps, au plus grand plaisir de Diana, qui gagne ainsi une clientèle locale et fidèle!

L’ensemble du verger est bio! Ni pesticide, ni herbicide, ni round-up, rien du tout!

L’insectide est remplacé par une bande de ouate fixée sur le tronc des arbres, empêchant ainsi les insectes de grimper le long du pommier jusqu’aux fruits. Les pommes ne subissent aucun traitement au cours de leur vie, que ce soit pendant leur croissance, la cueillette ou encore l’entreposage dans la chambre froide. Elle ne sont pas non plus cirées (pratique courante sur les pommes en Australie).

On a arrêté de compter nombre de pommes que l’on mange chaque jour… Si on en suit le dicton ‘’An apple a Day keep the doctor away’’, on ne devrait par revoir le médecin d’aussi tôt! 🙂

Le principe du volontariat (ou woofing) est très simple: en échange de quelques heures de travail par jour, nous sommes logées et nourries. Eh oui, c’est l’hiver au Land Down Under, les nuits sont fraîches (5°C voir moins…), nous apprécions donc pas mal dormir avec un toit au dessus de notre tête! (désolées Félicie…)

Nos tâches sont les suivantes: ramasser les pommes, les trier pour le marché, faire des chips de pommes à partir des pommes invendables. Nous travaillons également au jardin, notamment lorsqu’il faut préparer les légumes pour le marché de samedi et dimanche. Enfin, nous participons aux visites quotidiennes des touristes: nous les emmenons visiter le verger et le jardin. Encore une occasion de parler anglais pour nous!

Bon c’est bien beau tout ça, mais qu’est ce qu’on en retire du volontariat??
Eh bien, beaucoup de choses: on apprend à connaître les gens avec qui on habite, on découvre leur métier, leur façon de vivre… On se rend compte des efforts fournis pour obtenir une belle caisse de pommes au supermarché! Diana et Geoff semblent tellement heureux dans leur métier, et ils ont ce don de pouvoir transmettre leur enthousiasme à quiconque mets les pieds dans leur petit havre de paix. En fait, dans le fond, on s’est un peu senties chez pépé et mémé quoi!

On vous met une petite vidéo ci-dessous qui montre un peu ce que nous avons fait ces dernières semaines:

On a tellement aimé notre première expérience de volontariat qu’on remet ça!! Prochaine expérience dans un vignoble vers Albany, au sud de l’Australie occidentale! On va voir si ça vaut le vin français et suisse!

A bientôt!!

South of Western Australia

Salut la compagnie!

Nous voici de retour après quelques jours à voyager dans le sud de l’Australie de l’Ouest!

Nous sommes donc parties depuis Perth, en direction du sud. Premier arrêt à Herron Point, où nous avons d’abord assisté à un superbe couché de soleil… avant de se prendre une tempête monumentale durant la nuit!

                                 Herron point et son coucher de soleil

Nous avons ensuite poursuivi en direction de Bunbury, avec un petit stop pour aller voir les stromatolithes. Allez, un peu de science pour tous: les stromatolithes sont des structures calcaires en forme de gros champignons. Ces structures se présentent sous forme de couches, et sont formées par des algues primitives (parmi les premières à être apparues sur terre, elles n’ont que très peu évolué jusqu’à aujourd’hui).

DSC_0380Stromatolithes

Nous avons ensuite repris la route en direction de Cape Naturaliste, localisé à l’Ouest de Bunbury. Ce cap est un point reconnu pour l’observation des baleines, malheureusement ces dames n’ont pas daigné montrer le bout de leur nez…

 

IMG_0012Cape Naturaliste

Le périple se poursuit par Margaret River et la traversée de son vignoble, d’où part la Caves Road, une route magnifique traversant des forêts de Karri et autres espèces locales. On s’est senties toutes riquiqui face à une telle immensité… Petit arrêt également par Jewel Cave, très belle grotte!

 

Les kilomètres défilent (Félicie nous demande beaucoup à boire… 10L/100km) de même que les paysages, qui changent très rapidement, et nous voilà déjà au Cape Leeuwin, où des fortes rafales défient notre sens de l’équilibre. Cela dit, la mer déchainée nous offre un sacré spectacle!!

                                 Face à la mer…

Après une nuit dans le Warren National Park (pas très visité ces temps-ci, on s’est senties un peu seules…), un petit détour vers Windy Harbour:

                                Windy Harbour

 

Petit résumé en vidéo:

 

Nous sommes finalement arrivées à Albany, petite ville balnéaire, très calme pendant la période hivernale. Nous avons pu travailler pendant une petite journée: nous avons fait du stick picking, autrement dit on a ramassé du bois. Pas très intéressant comme job, mais le cadre était superbe, au milieu du bush et de tous ses oiseaux: On a vu des cacatoès noirs (habituellement rares!!!).

20170527_131651
Puissance!!

Place maintenant à quelques semaines de Wwoofing: Nous allons travailler dans une ferme vers Bunbury; en échange, nous serons logées et nourries. Mais ça, on vous dira plus au prochain épisode!

 

Enfin quelques photos de Félicie!

Laissez-nous vous présenter notre chère et tendre…

Malgré son grand âge (21 ans!), Félicie nous emmène partout! Avec sa cuisine intégrée (si si regardez au niveau du coffre!) et son lit tout confort, Félicie nous permet de nous installer où bon nous semble!

Félicie est aussi équipée d’un panneau solaire, qui nous fournit de l’électricité quand le soleil est découvert, donc assez souvent.

L’aménagement n’a pas été de tout repos. Petit conseil d’amis: si vous pensez acheter un matelas un jour pour le mettre dans un van, pensez à prendre les dimensions afin d’acheter la bonne taille. Cela vous évitera un aller-retour chez IKEA pour échanger votre matelas, car celui que vous aviez pris était trop grand 😉 Sortir un grand matelas d’un van est une tâche plutôt compliquée en soit, mais quand au moins 3 gentils australiens te viennent en aide, ca va tout de suite mieux!

Elle est forte notre Félicie, au cours notre deuxième jour de camping, une tempête de passage par Herron Point l’a mise à rude épreuve le temps d’une nuit, avec des grosses averses, et des grandes rafales de vent. On a du tout ranger notre matériel à la va-vite, 3 minutes chrono, record à battre!! Mais elle a tenu bon mémère! On ne peut pas en dire autant des tongues restées sous le van pour la nuit: On les a retrouvé à une vingtaine de mètres du van en raison d’une grosse flaque accumulée sous le van (expérimentée par Coline vers 3h du mat…).

Elle est forte, mais elle est vieille quand même, et les démarrages par matins humides sont un peu difficiles. Un petit coup d’accélérateur (et oui, pas d’injection automatique sur Félicie) et ca part!! En revanche, pas de bip-bip pour avertir que les phares sont restés allumés, du coup batterie à plat… ça n’arrivera plus, n’est-ce pas Pascale?! A nouveau, de gentils australiens nous ont donné un coup de jus. Ils sont sympas ces aussies!!
Ah, et pas de direction assistée non plus! Ca fait les bras!!!

Mais on l’aime notre Félicie!

Rottnest Island

Petite escapade à Rottnest Island, une petite île réputée pour être la maison des Quokkas. Située au sud-ouest de Perth, à 45 min en bâteau (pas vraiment le moyen de transport favori de Coline… Seasick girl!!), cette île d’une dizaine de km de long se parcourt facilement en vélo (ça fait les cuisses!).

Revenons-en aux Quokkas? Késako ???
Le Quokka est un petit animal de la famille des marsupiaux, de la taille d’un gros chat, avec une queue de rat! Pour la petite histoire, le Pokémon Pikachu est inspiré du Quokka.  On en trouve partout sur l’île, plutôt dans les sous-bois, et au bord des routes, où ils arrêtent les visiteurs pour demander de la nourriture. Et oui, ils sont très habitués à l’humain…

                           Cherchez l’intrus…

 

L’île de Rottnest Island est de toute beauté!! Les plages sont une invitation permanente à la baignade! On vous laisse juger par vous-même:

 

Et pour finir, une petite vidéo de notre journée:

A bientôt!!!

DSC_0323