Tablelands (ceux du Queensland, parce que oui, il y en a aussi dans le New South Wales!)

Après cette petite virée  dans les contrés verdoyantes du nord, nous voici en route pour les Tablelands, autrement dit le plateau d’Atherton.

Notre chère Atherton ! Considérée comme la capitale du haut plateau, elle n’est guère plus qu’un bourg agricole et une ville de passage pour la plupart des voyageurs. Malgré avoir été délestée de « quelques dollars » suite à un moment d’inattention tandis que nous roulions vers d’autres aventures (Merci Pascale !), nous avions décidé de passer le nouvel an dans cette petite ville, dans un camping. Après s’être régalées d’un menu gourmet digne d’un grand chef, à savoir, du saumon fumé sur des blinis, nous avons fait une tentative d’exploration de la ville. Un peu de socialisation ne fait pas de mal. A peu près apprêtées comme il se doit, enfin, c’est un bien grand mot pour nous autres backpackeurs…! Disons mettre des vêtements qui ne soient pas troués, tachés ou bien complètement décolorés par le soleil et la poussière du bush. Il nous a fallu seulement 30 minutes à pied pour rejoindre le centre-ville et trouver un bar. En fait, le seul bar d’Artherton. Bon ça a été rapide, nous avons simplement passé la tête dans ce bar aux lumières vives et électriques (épileptiques s’abstenir!) et nous sommes reparties aussitôt.  Veni, Vici, et reparties. Le bar était rempli de mâles qui avaient déjà bien entamés la soirée. Pas à l’aise pour un sous, nous voilà rentrées au camping vite fait bien fait. Les campeurs se sont tous souhaités la nouvelle année à 10heures du soir et sont partis se coucher. Pour un peu on faisait pareil tellement on était fatiguées. Nous avons quand même tenu jusqu’à ce que minuit sonne. Allez, on est jeune quand même !!! Nous avons donc entamé la nouvelle année sur une note très tranquille et positive.

Quel plaisir de retrouver les routes sinueuses de nos montagnes direction le lac Eacham. Des montagnes !!! Que dis-je, des collinettes!!Oui oui oui, il y a un peu de relief par ici. Maximum atteint 1000 mètres d’altitudes ! On s’est cru gravir notre belle route de la Faucille. A fond les ballons dans les virages, on voit tout de suite les experts. Bon, il a fallu quand même lever un peu le pied hein Pascale ! Mon baromètre de vomito était légèrement en alerte rouge. Rassurez-vous nous ne pouvons pas aller bien vite avec notre petite vieille. Ce lac niché dans un ancien cratère volcanique est classé au patrimoine mondial, il est niché au milieu de la forêt humide, on a même pu y observer une petite tortue qui passait par là. Un pique-nique dans cette belle forêt, puis un gros plouf dans cette eau turquoise, voilà une journée détente bien agréable. Premier plouf parmi tant d’autres à venir. De nombreuses chutes, cascades se cachent dans les Tablelands. On peut donc se baigner en toute tranquillité sans craindre de se faire croquer par un crocodile. L’eau est par contre très très froide ! Rien ne retient Pascale qui saute littéralement dans son maillot de bain et hop ni une ni deux elle est déjà dans l’eau. Même pas peur ! « Mais viens Coliiiiiiine »! « Je crois que je vais me contenter d’un bain de mollets, ne m’en veut pas ! » Notre circulation sanguine n’aura jamais été autant au top !

Direction Milla- Milla. Pourquoi se contenter d’une seule cascade quand on peut en voir trois sur ce circuit! C’est donc partie pour la tournée: Zillie falls où la rivière fait un plongeon spectaculaire. Ellinjaa falls, on n’y a fait que se tremper les pieds et oui même Pascale car l‘eau était vraiment fraiche.Le soir nous avons logé dans un superbe camping, le propriétaire était vraiment gentil et nous a trouvé le meilleur spot du site. Un petit coin de paradis sous une épaisse couche de bambous climatisé par la bise, c’était parfait! Très bel endroit pour se ressourcer, perdu au milieu de nul part.

 

Le lendemain nous sommes parties faire la skywalk dans la forêt tropicale. Enfin, après un petit aller-retour au camping, car Pascale avait oublié ses tongs, encore une fois ! Nous avons donc randonnée dans le Wooroonoon parc national puis grimpé des escaliers pour atteindre un spectaculaire point de vue à 37 mètres de haut sur toute la Rainforest. En un mot : magnifique.

Fines excitées nous nous dirigions vers Paronella Park, un parc original qui abrite les vestiges d’un château espagnol datant des années 1930, lorsque nous avons reçu un coup de fil fatidique du travail. En effet nous devions être prêtes à aller packer des mangues le lendemain du côté de Mareeba, soit à 200km d’où nous nous trouvions. Bon nous nous sommes tout de même arrêtées en chemin à Henrietta Creek pour un dernier plongeon et afin de recharger les batteries de bonnes ondes fenshui avant d’attaquer cette dernière ligne droite !!!

Nous revoilà donc à travailler encore et toujours pour la même compagnie de mangue : Manbulloo. Pascale a retrouvé sa position de contrôle qualité et moi, et bien je suis retournée à un poste de ”grader” cette fois-ci. Il s’agit de regarder, trier des mangues qui défilent sur un tapis roulant toute la journée. Heureusement nous étions deux à ce poste, quand nous n’étions pas prise en flagrant délit de discussion, le temps passait plus vite. Petite anecdote qui m’a illuminé une journée particulièrement morose. Pascale a du envoyer des photos de nos belles mangues à notre grand patron. Suite à un moment d’inattention, car oui elle devait être bien fatiguée la pascalou, en voulant signer de son nom, le correctuer automatique s’est mis au grand damne de Pascale malencontreusement en route tout seul. Soit, la direction a donc reçu un mail de Mme Pancake Girod (Enchantée de vous rencontrer!)… j’avoue que cela m’a bien fait rire ! Les chefs aussi d’ailleurs. Bref, nous avons passé de nouveau environ un mois dans cette ferme. Nous logions sur place dans notre van. La ferme étant implantée au milieu de nul part parmi 7000 manguiers et un bon nombre d’avocatiers également. Je peux vous assurer que le cadre était très joli. Nous avons eu le plaisir de retrouver Deb et James le couple d’australien que nous avions connu à Katherine dans la toute première ferme. Heureusement qu’ils étaient là d’ailleurs. Nous avons également travaillé avec Tarn et Jemima, deux petits jeunes de 18 ans dont l’un qui était le fils de la grande patronne. Le fait d’être entouré de ce beau petit monde nous a permis de tenir le coup et de finalement finir nos jours de ferme !!! ouiiiiiii nous avons désormais 95 jours de ferme. Nous avons donc demandé notre deuxième année de visa dans la foulée, ce qui nous a été accordé en 1 minute!!!  Si ce n’est pas beau ça ! Et le pompon c’est que nous avons de nouveau une place pour la saison prochaine avec frais de transport assuré par la compagnie ! Et oui, ils nous veulent encore ! Nous, on réfléchit encore si on veut d’eux où non !! Nous étions vraiment contente cette fois-ci de partir définitivement et de reprendre la route.

 

Premier arrêt, Kurunda, un village bohème au sein de la forêt humide des tablelands. Il s’agit surtout d’un petit village connu pour son marché artisanal tenus par des hippies. Il est très agréable de flâner parmi les différents stands, on y trouve de tout évidemment mais l’atmosphère est bon enfant et très tranquille. Nous avons d’ailleurs trouvé au détour d’un chemin, un stand français. On l’a vu de loin celui-là avec son béret sur la tête et son accent. Ce monsieur faisait principalement des pâtisseries françaises, du pain et des quiches. Qu’est-ce que ça fait du bien de retrouver les saveurs de notre bon pays ! Et puis nous étions également avec Deb et James qu’on a rejoint chez eux pour fêter l’Australia Day, le 26 Janvier. Pour la petit histoire, Australia Day célèbre le jour où la première flotte de Britanniques a mis les pieds sur le continent australien, le 26 janvier 1788. Australia Day est aujourd’hui controversée par les Aborigènes, ce qui se comprend, parce que pour eux, cette journée, c’est le moment où ça commençait à sentir le roussi…. Pour la communauté blanche, elle est célébrée à grand renfort de barbecue, de pique-nique et surtout beaucoup de binouzes !!! Ils ont une sacrée descente ces Australiens, on ne leur arrive même pas à la cheville. Nous sommes finalement restées une semaine chez Deb et James, on y a passé de sacrées bons moments. Ils nous ont gentiment accueillis au sein de leur foyer, le temps pour nous de nous refaire une santé. On en a également profité pour aller visiter l’aquarium de Cairns, tant attendu par Pascale. C’est vrai qu’il vaut le détour! Pis il y a des poissons bien marrants aussi!

Paronella park ! Rappelez-vous on voulait y aller il y a quelques temps mais nous devions finalement partir travailler. On avait hâte de visiter ce parc ! En plus son histoire est sympathique ! En quelques mots. C’est l’histoire d’un monsieur espagnol José Paronella, qui avait un rêve. C’est le cas d’un bon nombre d’entre nous me diriez- vous. Mais lui, ce n’était pas n’importe quel rêve ! Il voulait construire un château. Il partit donc de la catalogne vers les terres australiennes en espérant construire pour lui et sa fiancée, restée en Espagne, une « meilleure vie ». Il travailla très dur pendant onze longues années afin de faire fortune. Il acheta des fermes de cannes à sucre qu’il rénovait et revendait ensuite au plus offrant. C’est comme cela qu’il a fait prospéré sa fortune. Un jour, en voyageant hors des sentiers battus il découvrit une forêt vierge de toute habitation, le long de Mena creek Falls au sud du plateau d’Aterthon et décida de s’y installer. Heureux, il rentrât en Espagne pour y chercher sa promise. Sacrilège, celle-ci s’était déjà mariée à un autre. Il lui fallait absolument une femme, il se rabattit donc sur la sœur de son ex-fiancée, Margarita. Le jeune couple débarqua sur leurs terres en 1929, date à laquelle il commença la construction de son château. Il édifia un véritable sanctuaire. Il construisit lui-même un terrain de tennis, des ponts, un cottage, une salle de théâtre. Le tout entouré de plus de 7000 arbres. Ils eurent deux enfants. Malheureusement tous les rêves ont une fin. L’année 1946 marque le début d’une série de tristes évènements. Une inondation ravage une partie de ses jardins et autres infrastructures. José, décèdera en 1948. Puis sa femme le rejoindra en 1967. Son fils mourut d’une crise cardiaque, à l’âge de 35 ans. La femme de ce dernier tenta de continuer à faire vivre cet endroit. Cependant, un cyclone puis ensuite un incendie détruira une bonne partie de la propriété, ne laissant surtout que des ruines. Seules restèrent les fondations principales. Mais le Park n’est pas pour autant fini. Il a depuis été racheté,  et une rénovation est prévue fin 2020. Voilà en gros l’histoire de Paronella park !

Quant à notre histoire à nous, elle se poursuit par un loooong trajet jusqu’à Sydney, pour rejoindre les parents de Pascale venus rendre visite à leur tendre et chère fille pour un mois. Nous n’avons pas eu le temps de faire beaucoup de choses en deux semaines de route, il nous faudra ma foi revenir, pauvres de nous me direz vous!

On vous tiendra au courant de tout ça, rassurez vous!

A tout bientôt!

Les vacancières!

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